L’administration Trump désigne les gangs armés d’Haïti comme des organisations terroristes

Gangs Armés

L’administration Trump aux États-Unis a désigné ce vendredi comme « organisations terroristes » les gangs armés qui terrorisent quotidiennement la population haïtienne.

Depuis plusieurs jours qu’une telle initiative a été annoncée par le Département d’État américain, c’est finalement ce vendredi que l’administration Trump a donné le qualificatif d’« organisations terroristes », les groupes armés criminels, regroupant la coalition « Viv Ansanm ». Un réseau criminel qui a pris d’assaut presque tous les quartiers de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et quelques villes de province.

« La coalition Viv Ansanm, dont les membres comprennent plus de deux douzaines des groupes criminels les mieux armés d’Haïti, et le gang Gran Grief, qui sévit dans le département l’Artibonite, ont été qualifiés à la fois d’organisations terroristes étrangères et de terroristes mondiaux. » a déclaré un haut responsable du Département d’État.

Le Secrétaire d’État Marco Rubio, qui considère les gangs, leur violence croissante et leur influence comme une menace directe pour la sécurité nationale des États-Unis, a procédé à cette désignation vendredi. Ce qui place les gangs armés haïtiens concernés au rang des huit autres organisations criminelles latino-américaines également qualifiées de groupes terroristes par le Département d’État en février. Une liste qui comprend les cartels mexicains ainsi que le Tren de Aragua vénézuélien.

« Sous la direction du secrétaire Rubio, nous tenons pour responsables les groupes criminels qui ont porté atteinte à Haïti et à son peuple. Il est dans l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis de tenir ces gangs criminels responsables de leurs actes. » a-t-il ajouté.

Cette décision des États-Unis intervient dans un contexte marqué par l’aggravation de la crise sécuritaire dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince depuis que les gangs armés terroristes ont intensifié leurs violences dans plusieurs localités de la capitale haïtienne, et dans d’autres villes de province.

La décision du Département d’État américain intervient également environ deux mois après que l République Dominicaine, qui partage l’île d’Haïti, a donné le même qualitatif aux groupes armés qui terroristes quotidiennement la population haïtienne.

Il faut souligner que ces deux désignations entraînent des conséquences pénales et financières importantes pour toute personne considérée comme fournissant un « soutien matériel » ou des « ressources » aux groupes désignés.

D’après le Département d’État américain, non seulement ces personnes risquent des sanctions antiterroristes et des poursuites pénales, mais elles peuvent également être expulsées des États-Unis ou se voir interdire l’entrée sur le territoire. Les autorités dominicaines avaient prévenu qu’elles sanctionneront tous individus impliqués dans les actes des gangs armés d’Haïti suivant les lois antiterroristes en vigueur.

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