En visite officielle aux États-Unis, le gouvernement haïtien a mobilisé plusieurs partenaires américains pour la stabilité d’Haïti et un retour à l’ordre constitutionnel.
Comme annoncé, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est actuellement en terre américaine dans le cadre d’une visite officielle où il doit rencontrer des partenaires américains. Accompagné du Secrétaire d’État à la Sécurité Publique, Mario Andresol, et de l’ancien responsable de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), Frédéric Leconte, le locataire de la Primature s’est donc rendu à Washington.
Dans la capitale des États-Unis, le numéro un du gouvernement de transition a rencontré non seulement le sous-secrétaire d’État américain Christopher Landau, comme l’avait prévu la Primature dans un communiqué, mais aussi d’autres responsables américains.
Selon un nouveau communiqué rendu public par l’organe de presse de la Primature, le Premier ministre Fils-Aimé a également rencontré l’Honorable Mario Diaz-Balart (R-FL), Président de la sous-commission chargée de la sécurité nationale, du Département d’État et des programmes connexes au sein de la Commission des crédits de la Chambre des représentants des États-Unis.
D’après le bureau du chef du gouvernement, cette rencontre s’est tenue dans un contexte de mobilisation diplomatique accrue en faveur de la stabilisation d’Haïti. L’occasion pour les deux responsables de discuter sur les enjeux cruciaux de la sécurité nationale et de l’organisation d’élections libres dans la nation des Caraïbes minée par l’insécurité grandissante.
Si le chef du gouvernement avait réaffirmé au numéro deux de la diplomatie américaine sa détermination à œuvrer, avec l’appui de partenaires stratégiques, à la restauration de l’ordre républicain et à la réaffirmation des institutions démocratiques, il s’est aussi engagé face à l’Honorable Mario Diaz-Balart.
À noter que cette rencontre stratégique avec le Président de la sous-commission chargée de la sécurité nationale, du Département d’État intervient dans un contexte où Haïti continue de faire face à l’insécurité persistante. Les gangs armés maintiennent leur pression sur la capitale haïtienne, Port-au-Prince, ainsi que dans d’autres villes de province.
Pendant ce temps, la population civile, fatiguée des violences perpétrées par les gangs armés, attendent impatiemment une réponse des autorités concernées. Ces dernières repondront-elles aux attentes ? Le temps seul nous donnera la réponse.