Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’est exprimé visioconférence tôt ce mardi devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, dénonçant la violence persistante des gangs armés terroristes et plaidant pour un mandat renforcé de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS).
La crise sécuritaire persistante et la situation humanitaire alarmante en Haïti continue d’inquiéter au plus haut point la communauté internationale. À quelques jours de la fin du mandat de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS), approuvée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’est exprimé par visioconférence tôt ce mardi à cette importante instance de l’ONU.
Dans son intervention, le chef du gouvernement a dénoncé l’insécurité qui persiste en Haïti. Il en a profité pour plaider en faveur du projet de résolution visant à transformer la Mission Multinationale d’Appui à la Sécurité (MMAS) en une Force de Répression des Gangs (FRG), dotée d’un mandat renforcé et opérationnel.
« Cette évolution, attendue par la population haïtienne, représente un pas décisif pour soutenir l’autorité de l’État, protéger les communautés et contribuer à la stabilité nationale et régionale. » a-t-il déclaré.
Parallèlement, M. Fils-Aimé a souligné que la situation sécuritaire dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans d’autres villes de province, contrôlés par des gangs armés terroristes, exige des « réponses adaptées ».
« Ce qui constitue un atout majeur pour permettre à Haïti d’organiser des élections démocratiques dans les meilleurs délais, renforçant ainsi la gouvernance et la légitimité des institutions. » a-t-il ajouté, exprimant aussi sa profonde reconnaissance au Conseil de sécurité pour l’attention portée à la situation du pays.
Cette intervention du chef du gouvernement devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies survient quelques jours avant que le mandat de la Force Multinationale, dirigée par le Kenya, prenne fin. Cette mission qui consiste à fournir un soutien logistique et autres à la Police Nationale d’Haïti (PNH) dans sa lutte quotidienne contre l’insécurité persistante, n’arrive toujours pas à répondre efficacement aux exigences sécuritaires de l’heure.
En marge du Sommet qui a réuni dimanche les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des Caraïbes (Caricom) et ceux de l’Union Africaine (UA), le Président kenyan William Ruto avait exhorté les États membres du Conseil de Sécurité de l’ONU à prendre rapidement une décision en ce qui a trait à l’avenir de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS) en Haïti.