Le Secrétaire Générale de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Albert Ramdin est actuellement présent en Haïti dans le cadre d’une visite officielle dans la nation francophone de la communauté des Caraïbes. L’occasion pour le responsable de l’organisation hémisphérique de discuter avec les Conseillers- présidents autour de la Force de Répression des gangs, soutenue par les États-Unis.
Comme annoncé depuis plusieurs semaines, le Secrétaire Générale de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Albert Ramdin, s’est rendu mardi en Haïti dans le cadre d’une visite officielle dans la nation minée par l’insécurité persistante. Après son arrivée à l’aéroport international du Cap-Haïtien, le responsable de l’organisation hémisphérique a été accueilli par une importante délégation haïtienne, avant de mettre le cap vers Port-au-Prince, où il devrait rencontrer les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, et d’autres membres du gouvernement de transition.
Arrivée à la capitale haïtienne, Ramdin s’est rendu au Villa d’Accueil, où siège les membres du Conseil Présidentiel de transition. Le responsable de l’organisation hémisphérique s’est entretenu avec les membres de la structure présidentielle mise en place depuis environ vingt mois pour organiser les élections libres en Haïti.
Lors de la rencontre avec le numéro un de l’OEA, le coordonnateur du Conseil Présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr a remercié l’organisation hémisphérique pour son engagement dans le processus de transition en Haïti, notamment pour la finalisation de la feuille de route. Le représentant du secteur privé des affaires qui dirige actuellement la structure présidentielle a aussi mis en avant les urgences nationales en matière de sécurité.
La visite de Ramdin en Haïti intervient dans un contexte marqué par l’aggravation de la crise sécuritaire, particulièrement au Bas-Artibonite, où des bandits terroristes prennent d’assaut plusieurs localités de cette vaste région du département considéré comme le grenier de la nation francophone des Caraïbes.
Malgré la transformation en fin septembre dernier de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS), par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, en une force beaucoup plus robuste dénommée « Force de Répression des gangs (FRG) », les violences s’intensifient un peu partout en Haïti, où les réponses fermes des forces de l’ordre font encore défaut.
Lors de la réunion stratégique, les échanges ont aussi porté sur la préparation de la Force de Répression des gangs, pour intensifier la lutte contre l’insécurité persistante ; mais aussi, la question des sanctions internationales ; les mesures pour répondre à la situation humanitaire alarmante à laquelle fait face la nation des Caraïbes minée par les violences des gangs terroristes.
La visite de deux jours du Secrétaire Générale de l’OEA en Haïti intervient également dans un contexte où les autorités concernées ont mis en branle la machine électorale pour organiser au plus vite les élections libres. À la veille de l’arrivée du numéro un de l’organisation hémisphérique, les conseillers- présidents ont adopté le décret électoral lors d’un conseil des ministres.
Ramdin a réaffirmé l’engagement de l’Organisation des Etats Américains à apporter son appui technique au processus électoral, en particulier à travers l’accompagnement de l’Office Nationale d’identification (ONI). À deux mois de la fin du mandat du CPT, alors que les élections sont attendues dans environ dix mois, le responsable de l’OEA a aussi encouragé la classe politique à s’engager résolument dans la recherche d’une solution consensuelle, efficace et dotée d’un mandat clair.