L’économiste Kesner Pharel alerte sur la menace qui pèse sur les transferts de la diaspora haïtienne

L’économiste Kesner Pharel alerte sur la menace qui pèse sur les transferts de la diaspora haïtienne

La politique anti-migratoire du président américain Donald Trump pourraient réduire l’apport de la diaspora à l’économie haïtienne déjà fragilisée. C’est ce qu’a alerté l’économiste Kesner Pharel.

Alors que le pays vit sa septième année consécutive de contraction de son Produit Intérieur Brut (PIB), son économie est davantage fragilisée. Le taux de chômage augmente à un rythme alarmant tandis que l’inflation monte en flèche. Si la plupart des ménages tiennent encore, c’est grâce à l’apport combien essentiel de la diaspora haïtienne qui continue à transférer de l’argent à leurs familles restées en Haïti.

Une démarche louable de plus en plus menacée en raison de l’application par l’administration Trump aux États-Unis d’une politique anti-migratoire qui prive davantage de ressortissants haïtiens de leurs emplois en terre américaine.

Intervenant sur les ondes de la Radio Magik9, l’économiste Kesner Pharel a alerté sur la menace qui pèse sur les 3,3 milliards de dollars envoyés chaque année par la diaspora haïtienne.

Selon l’économiste, l’idée de faire payer un visa aux diplômés dans le cadre des positions anti-migratoires de Donald Trump, pourraient réduire l’apport de la diaspora dans l’économie haïtienne davantage dépendante des transferts.

« Un ralentissement de l’économie américaine, combiné à l’inflation, aggraverait encore la situation d’Haïti, déjà fortement dépendante de ces transferts. » a-t-il précisé.

Durant sa participation à l’émission Panel Magik, Pharel a rappelé que l’Institut Haïtien de Statistiques et Informatiques (IHSI) a publié le taux d’inflation pour le mois d’août, montrant qu’il a dépassé 30 % en rythme annuel, atteignant 31,1 % entre août 2024 et août 2025.

‘’Nous sommes revenus à un niveau supérieur à 30 % en rythme annuel. D’août 2025 par rapport à août 2024, l’inflation a dépassé 30 %, atteignant 31,1 %. En rythme mensuel, cela fait deux mois consécutifs que le taux est supérieur à 2 %. » a-t-il indiqué.

Selon l’économiste, cette situation ne résulte pas d’un excès de liquidité en circulation au niveau de la Banque centrale, mais plutôt de petits chocs liés à la question de l’approvisionnement, c’est-à-dire du côté de l’offre.

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