L’Organisation des Etats américains (OEA) a estimé qu’il sera très difficile pour Haïti d’organiser des élections avant février 2026.
À trois mois de la fin du mandat du Conseil Présidentiel de transition (CPT), la structure présidentielle appelée à résoudre la crise sécuritaire et organiser les élections en Haïti, semble encore loin à accomplir ses missions. La preuve : plusieurs localités de Port-au-Prince et d’autres villes de province sont encore sous l’emprise des gangs armés terroristes. Ce qui laisse croire qu’organiser le scrutin dans ces conditions avant février 2026 est quasiment « impossible »
Une position que partage plusieurs personnalités et secteurs haïtiens et d’autres organisations de la communauté internationale, comme l’Organisation des Etats américains (OEA), très impliquée dans le processus de la transition politique dans la nation francophone des Caraïbes, minée par l’insécurité persistante et une situation humanitaire alarmante.
Alors que les discussions et les démarches vont bon train en ce qui concerne l’organisation des élections libres en Haïti, le secrétaire général adjoint, Albert Ramdin a estimé mercredi qu’il sera très difficile pour Haïti d’organiser des élections avant février 2026. Il a aussi alerté sur le risque de vide politique à la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition.
« L’insécurité qui persiste et la paralysie institutionnelle entravent le processus électoral.» a déclaré le responsable de l’organisation hémisphérique qui devrait en ce mois-ci effectuer une visite officielle dans la nation francophone des Caraïbes.
« Si tout se déroule comme prévu, la réunion du 12 novembre 2025 devrait nous permettre de progresser sur les étapes prioritaires à court terme », a précisé Albert Ramdin mercredi lors de cette séance consacrée à la crise haïtienne.
Si le Conseil Électoral Provisoire (CEP) est déjà mis sur pied, et que le décret électoral eu déjà été publié, tout indique que le rétablissement d’un ordre démocratique en Haïti n’est pas pour le début de l’année prochaine. Les membres de l’organisme électoral, regroupant des personnalités issues de diverses secteurs, ont soutenu en début de semaine cette position.
Des personnalités politiques ont aussi exprimé leur pessimisme, et appelé à des concertations entre les forces vives de la nation pour favoriser une rupture pacifique avec le pouvoir en place, et l’instauration d’un nouveau qui aura pour missions de résoudre la crise sécuritaire, et enfin, organiser les élections libres dans la nation francophone des Caraïbes.