Environ deux mois après la transition de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS) vers la Force de Répression des Gangs (FRG), la nouvelle mission, beaucoup plus robuste, a attesté la fin de la domination des bandits armés qui terrorisent quotidiennement la population haïtienne.
Alors que les violences persistent en Haïti, et que les forces de l’ordre multiplient les interventions dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans d’autres villes de province, il semble que la peur est en train de changer de camp. Si auparavant, c’étaient les bandits terroristes qui traquaient les agents de l’ordre, autrefois mal équipés, désormais ces derniers mènent des offensives un peu partout dans la nation francophone des Caraïbes, semant ainsi la pagaille au rang même des plus puissants réseaux terroristes du pays.
Environ deux mois après que le Conseil de Sécurité des Nations Unies a approuvé une résolution proposée par les États-Unis et le Panama, favorisant la transformation de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS), en pleine difficulté en Haïti, en une force militaire beaucoup plus robuste, appelée « Force de Répression des Gangs (FRG) », les donnes changent peu à peu dans le pays miné par les violences des gangs armés terroristes.
Les derniers bilans fournis par la Police Nationale d’Haïti (PNH) témoignent d’une mobilisation totale des agents de l’ordre pour rétablir un climat de sécurité, propice à l’organisation des élections libres dans la nation francophone des Caraïbes. Une mobilisation qui résulte non seulement du renforcement des capacités opérationnelles de l’institution policière, mais aussi de la transition de la mission de soutien à la sécurité, dirigée par le Kenya, vers une force militaire qui sera contrôlée par un bureau de l’ONU, et c’est bien cette dernière qui atteste le changement de la situation dans la nation francophone des Caraïbes.
« Depuis la transition de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS) vers la Force de Répression des Gangs (FRG), la posture sécuritaire d’Haïti a fondamentale changée » a attesté l’organe de presse et des relations publiques de la nouvelle mission, approuvée par l’ONU, pour soutenir police haïtienne dans la lutte contre l’insécurité persistante.
« Il ne s’agit pas d’un changement cosmétique ni d’un simple changement de nom » a-t-elle ajouté, soulignant qu’il s’agit plutôt d’une réorganisation complète de l’appareil sécuritaire haitien, regroupant les capacités, le personnel et le renseignement de toutes les forces nationales sous une mission coordonnée.
Durant la semaine dernière, des opérations conjointes et coordonnées, ont permis de neutraliser plusieurs bandits armés dans plusieurs communes et localités contrôlées par les gangs armés, notamment à Croix-des-Bouquets, Tabarre ainsi qu’à Simon Pelé et Village Solidarité. Les forces de l’ordre ont également saisi des armes à feu, des munitions et d’autres matériels utilisés par les criminels. Selon la Police Nationale d’Haïti (PNH), les pertes sont significatives dans les rangs des bandits, qui perdent peu a peu leur mainmise sur les territoires qu’ils avaient conquis en terrorisent une population haïtienne démunie.
« Leur temps est simplement terminé !!! » a attesté la Force de Répression des gangs, tout en soulignant que la mission approuvée par l’ONU continuera de renforcer son partenariat avec la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les Forces Armées d’Haïti (FAd’H) pour intensifier les opérations anti-gangs dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince ainsi que dans les autres villes de province prises pour cibles par les bandits terroristes.
« Nos opérations conjointes visent non seulement à envoyer un message clair et sans équivoque, mais aussi à démontrer, par des actions concrètes, que l’ère du pouvoir incontrôlé des gangs est terminé » a-t-elle ajouté.
Les dernières données fournies par différentes agences des Nations Unies et des organisations de défense des droits humains sur la situation sécuritaire en Haïti laissent entendre que la capitale haïtienne est encore contrôlée en grande partie par les bandits terroristes. Sur les hauteurs de Port-au-Prince, plus précisément dans la commune de Kenscoff, les bandits font couler le sang malgré les dispositifs de sécurité mis en place. Dans les départements du Centre et de l’Artibonite, l’atmosphère reste le même.
Face à cette situation, la nouvelle mission de soutien à la sécurité a assuré que les forces de l’ordre resteront soudées pour mener à bien les opérations visant à neutraliser les réseaux terroristes qui plongent Haïti dans le chaos.
« Nous avançons ensemble. Nous gagnons du terrain, et nous perturbons leurs réseaux. Nous saisissons leurs armes et nous neutralisons les éléments armés résistants. Il n’existe plus aucun refuge sur pour les gangs (…) Leurs récentes menaces et démonstrations publiques sont des signes de désespoir non de force » a assuré la FRG.
La Force de Répression des gangs en a profité pour appeler la population haïtienne au calme alors qu’elle poursuit les opérations anti-gangs en coordination avec la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les Forces Armées d’Haïti (FAd’H).