Un tribunal fédéral américain a jugé illégal le démantèlement de Voice of America décidé par l’administration de Donald Trump. La justice estime que l’agence chargée de superviser les médias publics ne disposait pas de l’autorité nécessaire pour imposer une restructuration aussi radicale, marquant un revers judiciaire important pour le gouvernement dans ce dossier sensible lié à la liberté de la presse.
WASHINGTON — Un tribunal fédéral des États-Unis a estimé, samedi 7 mars 2026, que la décision de démanteler le média international Voice of America (VOA) était contraire à la loi. Selon la juridiction, l’organisme chargé de superviser les médias publics américains avait outrepassé ses pouvoirs en ordonnant, début 2025, une réorganisation majeure de la structure et du fonctionnement de ce média financé par l’État.
La justice a souligné que cette transformation, qui prévoyait notamment la réduction ou la suppression de certaines activités éditoriales et administratives, ne pouvait être décidée sans un cadre légal approprié ni l’autorisation du Congrès. Cette décision constitue une première défaite judiciaire notable pour l’administration Trump dans un bras de fer engagé depuis plusieurs mois avec plusieurs organisations médiatiques et défenseurs de la liberté de la presse.
Ce jugement pourrait freiner les projets de réforme du gouvernement concernant les médias publics américains et relancer le débat sur l’indépendance éditoriale de Voice of America, une institution historique créée pour promouvoir l’information internationale et les valeurs démocratiques à travers le monde.