En pleine guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, déclenchée le 28 février 2026, Donald Trump a provoqué une onde de choc mondiale en publiant sur Truth Social une série de messages d’une rare brutalité, culminant avec cette formule : « a whole civilization will die tonight ». Quelques heures plus tard, le président américain annonçait pourtant une suspension de deux semaines des bombardements et ouvrait la porte à des négociations avec Téhéran. Ce spectaculaire revirement a nourri une controverse internationale sur la gravité de ses menaces, leur portée juridique et la cohérence de sa stratégie.
Le conflit a pris une dimension majeure lorsque Washington et Israël ont frappé l’Iran fin février, entraînant des représailles iraniennes contre Israël et contre des bases américaines dans le Golfe. Au fil des semaines, la crise s’est concentrée sur le détroit d’Ormuz, axe vital pour l’approvisionnement énergétique mondial, dont le blocage a fait bondir les prix du pétrole et ravivé le spectre d’un embrasement régional. Reuters rappelle que ce conflit dure désormais depuis environ six semaines et qu’il a déjà provoqué des milliers de morts, des déplacements de population et une forte perturbation des marchés mondiaux.
Le 5 avril, Trump a commencé à durcir publiquement le ton. Selon Reuters et AP, il a menacé de frapper des infrastructures iraniennes, évoquant notamment « Power Plant Day and Bridge Day », expression interprétée comme une référence à des centrales électriques et à des ponts. Il a également publié un message se terminant par « praise be to Allah », ce qui a surpris jusque dans son propre camp. Mais c’est surtout le 7 avril que la polémique a atteint son sommet : lançant un ultimatum à l’Iran avant la soirée, il a écrit qu’« a whole civilization will die tonight » si ses exigences n’étaient pas satisfaites, notamment sur la réouverture du détroit d’Ormuz. Ces propos ont été dénoncés comme dangereux par des dirigeants étrangers, des experts du droit international et certains républicains.
Puis est venu le retournement. Dans la soirée du 7 avril, Trump a annoncé qu’il acceptait de suspendre les bombardements pendant deux semaines, à la suite d’une médiation pakistanaise et d’une proposition iranienne en dix points qu’il jugeait exploitable pour des discussions. Le 8 avril, il a encore changé de registre en affirmant que les États-Unis allaient désormais « work closely with Iran » pour discuter de sanctions et de droits de douane. Cette volte-face a immédiatement rassuré les marchés : les prix du pétrole ont nettement reculé après l’annonce du cessez-le-feu, même si la trêve reste fragile et les négociations encore incertaines.
En l’espace de quarante-huit heures, Donald Trump est passé de la menace d’anéantissement à la promesse de coopération. Ce contraste brutal explique l’ampleur de la controverse : pour ses partisans, il s’agirait d’une tactique de pression maximale ; pour ses détracteurs, d’une rhétorique imprévisible et potentiellement explosive, à un moment où le Moyen-Orient reste suspendu à un cessez-le-feu précaire.